Pour repérer un deepfake, observez les clignotements d'yeux mécaniques, les décalages entre la voix et les lèvres ou les contours flous au niveau du visage. La vérification des sources et l'adoption du standard C2PA, qui intègre des métadonnées infalsifiables, permettent d'authentifier l'origine des médias. Ce système de détection automatique est désormais intégré aux nouveaux smartphones Pixel pour garantir la confiance numérique.

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Depuis l’arrivée de l’intelligence artificielle, les deepfakes envahissent internet. Des visages changés, des voix imitées à la perfection, des vidéos qui ont tout pour être réelles… Sauf qu’elles ne le sont pas.

Et plus la technologie évolue, plus il est difficile de différencier le vrai du faux. Mais voici quelques astuces pour identifier un deepfake. Et vous ne le savez peut-être pas encore, mais un nouvel outil technologique a vu le jour : le standard C2PA, qui vient rétablir la confiance numérique.

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Les deepfakes, comment on fait ?

Usurpation d’identités, diffusion de fausses informations ou manipulation de votre esprit, les deepfakes font des dégâts sur le web. Le gouvernement met en garde contre ces arnaques en ligne dans plusieurs de ses publications officielles… Désormais, la confiance est mise à rude épreuve, et plus personne n’ose se fier aux médias du web. Quelques points clés à prendre en compte pour déterminer si un média est vrai ou non :

1. Un regard étrange

Les yeux ne trompent pas. Dans une vidéo, si le clignement des yeux vous paraît mécanique ou un peu trop figé, il s’agit probablement d’un montage IA. Pour l’instant, les intelligences artificielles n’arrivent pas à reproduire exactement les micro-expressions du visage humain.

2. Les lèvres et la voix ne collent pas

Un autre moyen d’identifier les vidéos truquées, ce sont les mouvements de la bouche qui ne sont pas cohérents avec la voix. Soit la tonalité est un peu trop robotisée, pas de respiration ou de bruits de bouche, soit vous voyez un décalage entre les deux, ou encore un son un peu trop parfait. Coupez le son, puis remettez-le : si quelque chose vous semble étrange, méfiez-vous, les deepfakes peuvent aussi être vocaux.

3. Le contour du visage n’est pas net

S’il apparaît un contour un peu flou au niveau des oreilles, des cheveux ou du cou, il est fort à parier qu’il s’agit là d’un montage, en mode arrière-plan généré, ou personnage recréé. Vous pouvez aussi l’identifier via les ombres irrégulières, la texture de la peau ou une lumière anormale d’un plan à un autre.

4. La source paraît suspecte

Si la personne qui partage n’est pas identifiable en tant que telle, soyez déjà vigilant ! Sur les réseaux sociaux, il y a de plus en plus de personnes « anonymes » qui publient : vérifiez l’origine de la vidéo ou cherchez une autre source fiable.

Quels réflexes numériques adopter ?

Inutile d’être un expert dans le domaine, ces quelques réflexes suffisent à tout changer :

  • Comparez plusieurs sources pour une même information, avant de relayer une vidéo.
  • Un lien suspect, passez votre chemin.
  • Utilisez le navigateur Chrome, connu pour sa protection renforcée, et protégez votre navigation avec un VPN sur Chrome.

En effet, un VPN chiffre vos données et empêche les sites malveillants de suivre votre activité ; c’est une protection supplémentaire pour éviter les deepfakes ou le phishing.

Une nouvelle technologie qui change la donne : le standard C2PA

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Photo de cottonbro studio

Le gouvernement, la CNIL, et d’autres autorités s’intéressent de près à la problématique des deepfakes.
C’est ainsi qu’a été créé le standard C2PA (Coalition for Content Provenance and Authenticity). Ce standard C2PA a été développé par un consortium d’entreprises technologiques, Adobe, Google, Microsoft et d’autres grands acteurs, en faveur de la confiance en ligne.Il s’agit là d’une sorte de “carte d’identité numérique” pour les images et vidéos. Désormais, chaque média doit contenir des “content credentials” : ce sont des métadonnées infalsifiables qui précisent qui a créé le fichierquand, et s’il a été modifié.Les nouveaux smartphones Pixel et Android sont d’ailleurs conçus avec ce système pour détecter automatiquement si un média a été modifié ou non.

Pourquoi c’est une révolution

Plus besoin de chercher des heures, un simple clic et vous saurez si le média a été modifié. Ceux qui utiliseront la norme « certifié C2PA » seront les sources fiables à utiliser.

Vous vous rappelez peut-être du cadenas HTTPS qui avait marqué un tournant dans la sécurité en ligne ? Le standard C2PA vient, à son tour, apporter sa pierre à l’édifice pour rétablir la confiance numérique et lutter contre les deepfakes.

En résumé

Bien sûr, il y aura de nouvelles problématiques qui vont arriver, car les deepfakes évoluent, mais il y aura toujours des solutions pour y remédier.

Ne vous faites plus avoir : observez les détails, vérifiez la source et protégez votre navigation avec un bon VPN. Et pour finir, ne passez pas à côté des nouvelles technologies comme les standards C2PA, qui vont vous guider dans l’authenticité du contenu web.

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Ahmed el jaouari

Ahmed EL JAOUARI

Ahmed, fondateur de la plateforme FunInformatique, est diplômé en ingénierie des systèmes informatiques et passionné par la cybersécurité. Avec sa plateforme, il propose des guides pratiques et des tutoriels visuels visant à rendre les technologies numériques accessibles à tous, même aux débutants.