Mar 15, 2017
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Après trois mois de détention, les deux jeunes responsables du site Zone Téléchargement ont été libérés sous contrôle judiciaire avec port d’un bracelet électronique.


Cette période de détention avait été prononcée par le juge au motif que les administrateurs auraient pu essayer de fuir à l’étranger pour se soustraire à la justice.

Zone de Téléchargement était le site de téléchargement le plus visité en France. Il proposait plus de 2,5 millions de liens vers de la musique, des films et des jeux.

Au fil des années, il s’était hissé dans le top 10 des sites internet les plus visités en France. Cette plate-forme de téléchargement direct générait près de 4 millions de connexions par mois qui représentait un énorme bénéfice pour Zone de Téléchargement et une grande perte pour l’industrie du divertissement d’après les ayants droit.
Après une plainte déposée en novembre 2014 par la société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem), la gendarmerie nationale a annoncé en novembre 2016 la fermeture du site « Zone Téléchargement».

Le site web officiel est inactif depuis. Plusieurs clones de zone telechargement sont nés sur le web pouvant contenir des arnaques imitent le site original pour attirer les internautes

Les deux jeunes homme sont accusés de téléchargement illégal, contrefaçon, travail dissimulé et blanchiment en bande organisée. Au total, la police avait saisi 450 000 euros sur les comptes bancaires ainsi que des voitures de luxe et des appartements.

Tous les deux ont déjà reconnu leur responsabilité dans la gestion de Zone Téléchargement lors d’une première confrontation ayant eu lieu le 28 février. Le premier s’occupait de la partie administrative, le second des sujets techniques.
Le vendredi 10 mars, il ont été remis en liberté après plus de trois mois de détention provisoire pour leur rôle dans la gestion du site Zone Téléchargement. Une très bonne nouvelle pour leur avocat maître Cohen,

Par contre le feuilleton judiciaire pour eux est loin d’être terminé. Il leur reste encore de longs mois de procès au pénal ou d’important dommages-intérêts pourraient être requis contre eux.

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